Tu as peut-être déjà entendu parler de l’hypertension chez l’humain, mais savais-tu que ton chat pouvait lui aussi en souffrir ? Ce trouble, aussi appelé hypertension artérielle féline, est bien plus courant qu’on ne le pense, notamment chez les chats âgés ou souffrant de certaines maladies chroniques.

Le vrai problème ? C’est une maladie souvent silencieuse, dont les symptômes n’apparaissent que lorsque des organes vitaux sont déjà endommagés. Elle peut notamment provoquer une perte de la vue brutale, des troubles neurologiques ou encore aggraver des maladies rénales.

Dans cet article, je vais t’expliquer en détail :

  • Ce qu’est vraiment l’hypertension chez le chat (et pourquoi il faut la prendre au sérieux)
  • Les causes fréquentes et les facteurs de risque
  • Les symptômes à connaître
  • Le diagnostic vétérinaire et les traitements possibles
  • Et surtout, comment prévenir cette maladie pour offrir une longue et belle vie à ton félin

Commençons par le début.

Table des matières

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle chez le chat ?

hypertension du chat qu'est ce que c'est

L’hypertension artérielle chez le chat correspond à une élévation anormale et persistante de la pression sanguine dans les artères. Elle peut être :

  • Primaire (ou essentielle) : sans cause identifiable (assez rare chez le chat)
  • Secondaire : liée à une maladie sous-jacente (cas le plus fréquent)

Lorsque la pression est trop élevée, le sang exerce une force excessive sur les parois des vaisseaux sanguins. Cela peut provoquer des lésions dans plusieurs organes, en particulier :

  • Les yeux (risque de cécité)
  • Le cerveau (troubles neurologiques)
  • Les reins (aggravation d’une insuffisance rénale)
  • Le cœur (hypertrophie cardiaque)

Valeurs de tension artérielle chez le chat

Voici un tableau récapitulatif des seuils définis par l’ACVIM (American College of Veterinary Internal Medicine), repris par les vétérinaires :

Pression systolique (mmHg) Catégorie Risque de lésions organiques
< 140 Normale Minime
140 – 159 Pré-hypertension Léger
160 – 179 Hypertension modérée Modéré à significatif
≥ 180 Hypertension sévère Élevé (risque de dommages majeurs)

À retenir : à partir de 160 mmHg, ton chat est considéré comme hypertendu. Et au-delà de 180, des dégâts irréversibles peuvent déjà être en cours.

Quelles sont les causes de l’hypertension chez le chat ?

Chez le chat, l’hypertension artérielle est généralement secondaire, c’est-à-dire qu’elle résulte d’une autre maladie déjà présente. Il est donc essentiel de comprendre les différentes causes possibles, car elles influencent directement le choix du traitement et le pronostic.

1. Maladie rénale chronique (MRC)

C’est la cause n°1 d’hypertension chez le chat. Les reins jouent un rôle fondamental dans la régulation de la pression artérielle. Lorsqu’ils sont abîmés, ils peuvent :

  • Perturber l’équilibre hydrique et électrolytique
  • Stimuler la production de substances vasoconstrictrices (ex. : rénine)

Conséquence : la pression artérielle augmente. En retour, l’hypertension aggrave encore les lésions rénales. C’est un cercle vicieux.

2. Hyperthyroïdie

Cette maladie hormonale très fréquente chez le chat senior provoque une surproduction de l’hormone thyroïdienne (T4), ce qui accélère le métabolisme et augmente le rythme cardiaque. Elle peut :

  • Faire monter la pression artérielle
  • Masquer ou accentuer d’autres pathologies (dont rénales)

3. Maladies cardiovasculaires

Certaines affections cardiaques, comme la cardiomyopathie hypertrophique, peuvent provoquer une augmentation de la tension. Inversement, une hypertension sévère peut aussi favoriser une hypertrophie du cœur, avec risque d’insuffisance cardiaque.

Certaines affections cardiaques, comme la cardiomyopathie hypertrophique ou un souffle au cœur, peuvent provoquer une augmentation de la pression artérielle. Inversement, une hypertension sévère peut aussi favoriser une hypertrophie du cœur, avec risque d’insuffisance cardiaque. Pour en savoir plus sur ce sujet, lis notre article : Souffle au cœur chez le chat : comprendre et agir

4. Diabète sucré

Moins fréquent, mais possible : le diabète peut entraîner des anomalies métaboliques qui influencent la pression artérielle, surtout s’il n’est pas bien contrôlé.

Moins fréquent, mais possible : le diabète peut entraîner des anomalies métaboliques qui influencent la pression artérielle, surtout s’il n’est pas bien contrôlé. Pour mieux comprendre cette maladie et ses conséquences, tu peux lire notre article dédié : Diabète chez le chat : symptômes et traitement

5. Tumeurs ou anomalies des glandes surrénales

Des tumeurs productrices d’hormones (phéochromocytomes) peuvent entraîner une libération massive de catécholamines, substances responsables d’une hausse brutale de la tension.

6. Médicaments et alimentation inadaptée

Certains traitements (ex. : corticoïdes à forte dose) ou une alimentation trop salée peuvent contribuer à élever la tension chez un chat sensible ou déjà malade.

7. Vieillissement

Même en l’absence de maladie, un chat âgé (souvent à partir de 7 à 10 ans) présente un risque accru d’hypertension à cause :

  • De la perte d’élasticité vasculaire
  • D’un métabolisme plus lent
  • D’une baisse progressive de la fonction rénale
Cause Description Fréquence
Maladie rénale chronique Altère la régulation de la pression par les reins Très fréquente
Hyperthyroïdie Excès d’hormones thyroïdiennes augmente le rythme cardiaque Fréquente
Cardiopathies Peuvent être cause ou conséquence de l’hypertension Modérée
Diabète sucré Effets indirects sur la pression artérielle Peu fréquente
Tumeurs surrénaliennes Sécrétion d’hormones hypertensives Rare
Traitements / alimentation Effets secondaires médicamenteux ou diététiques Variable
Âge avancé Diminution naturelle des fonctions organiques Très fréquente

Comment reconnaître les signes de l’hypertension chez ton chat ?

Comment reconnaitre l'hypertension chez le chat

L’hypertension est une maladie insidieuse chez le chat : dans la majorité des cas, aucun signe visible n’apparaît au début. C’est ce qui la rend si dangereuse. Ce n’est souvent qu’une fois que des organes sont abîmés que les symptômes se manifestent.

Pourquoi les signes cliniques apparaissent tard ?

Le chat est un animal discret. Il peut souffrir longtemps sans montrer de signes clairs. L’hypertension va d’abord attaquer des organes dits « cibles » (yeux, cerveau, reins, cœur). Les symptômes dépendent donc de l’organe touché.

Symptômes à surveiller de très près

Voici une liste détaillée des symptômes, classés par organe ou système atteint :

1. Symptômes oculaires (très fréquents)

L’œil est l’un des premiers organes endommagés par l’hypertension.

  • Pupilles dilatées ou asymétriques
  • Perte soudaine de la vision (le chat heurte les murs, ne reconnaît plus les lieux)
  • Hémorragie visible dans l’œil (sang dans la chambre antérieure)
  • Décollement de la rétine
  • Hyphema (œil rouge ou sanglant)

Important : une perte de vision brutale chez un chat est une urgence vétérinaire.

2. Symptômes neurologiques

Quand le cerveau est touché, cela provoque :

  • Désorientation soudaine
  • Marche en rond ou tête penchée
  • Convulsions
  • Agressivité ou apathie
  • Tremblements ou perte d’équilibre

Ces signes sont souvent confondus avec une crise d’épilepsie ou un AVC.

3. Symptômes rénaux

S’ils sont liés à une maladie rénale déjà présente :

  • Soif excessive (polydipsie)
  • Urines abondantes (polyurie)
  • Perte d’appétit
  • Vomissements
  • Perte de poids progressive

Ces signes peuvent passer inaperçus ou être mis sur le compte de la vieillesse.

4. Symptômes cardiaques

Moins courants, mais possibles :

  • Difficultés respiratoires
  • Fatigue après un effort
  • Arythmie (battements irréguliers)
  • Grosseur au niveau du thorax (hypertrophie cardiaque perceptible à la palpation)

Quand dois-tu t’inquiéter ?

Tu dois consulter ton vétérinaire rapidement si tu observes :

  • Un changement brutal de comportement
  • Une perte soudaine de vision
  • Une désorientation inexpliquée
  • Une fatigue persistante
  • Une hausse de la consommation d’eau ou des urines

Cas concret (élément souvent absent chez les concurrents)

Imaginons un chat de 12 ans, sans antécédents, qui commence à boire plus, à uriner partout, et devient un peu irritable. Les maîtres pensent à un « coup de vieux ». Puis, du jour au lendemain, le chat devient aveugle. Il est amené en urgence : tension à 190 mmHg, décollement rétinien, maladie rénale chronique découverte… Il aurait suffi d’un contrôle quelques mois plus tôt pour éviter l’irréversible.

Comment diagnostiquer l’hypertension chez le chat ?

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L’hypertension chez le chat ne peut pas être diagnostiquée à l’œil nu. Comme elle est souvent asymptomatique, la seule façon fiable de la détecter est de mesurer la pression artérielle à l’aide d’un appareil spécifique, dans un cadre vétérinaire.

1. La mesure de la pression artérielle : comment ça se passe ?

Le vétérinaire utilise un tensiomètre adapté aux animaux, souvent basé sur la méthode Doppler ou oscillométrique. L’examen est rapide, indolore et ne nécessite pas d’anesthésie.

Déroulement d’une prise de tension chez le chat :

  • Le chat est installé au calme, allongé ou assis.
  • Un brassard est placé autour de la patte avant ou de la queue.
  • Plusieurs mesures sont prises (au moins 5 à 7) pour obtenir une moyenne fiable.
  • Le stress est pris en compte : une tension élevée lors d’un premier examen ne suffit pas à poser le diagnostic (phénomène de « stress de la blouse blanche »).

Conseil pratique : certains vétérinaires demandent au maître de rester avec le chat pour le rassurer.

2. Quand faut-il mesurer la tension d’un chat ?

Le dépistage est recommandé dans plusieurs cas :

  • Chat âgé de plus de 7 ans : contrôle annuel systématique
  • Chat souffrant d’une maladie rénale chronique
  • Chat diagnostiqué hyperthyroïdien
  • Chat présentant une perte de vision ou un comportement anormal
  • Chat sous traitement prolongé (ex. : corticoïdes)

3. Examens complémentaires indispensables

Mesurer la pression ne suffit pas. Le vétérinaire cherchera à identifier la cause et évaluer les éventuels dommages aux organes cibles. Voici les examens les plus souvent recommandés :

Analyses sanguines :

  • Urée, créatinine : évaluation de la fonction rénale
  • T4 : dépistage de l’hyperthyroïdie
  • Électrolytes : repérage de troubles métaboliques

Analyse d’urine :

  • Protéinurie : un excès peut indiquer des lésions rénales
  • Densité urinaire : vérifie la capacité des reins à concentrer l’urine

Examen du fond d’œil :

  • Recherche de lésions rétiniennes, hémorragies, décollements

Échographie cardiaque :

  • Utile en cas de suspicion de cardiopathie secondaire
Examen Objectif Indication
Mesure de la pression artérielle Confirmer l’hypertension Tous les chats à risque
Bilan sanguin Fonction rénale, thyroïde, métabolisme Hypertension suspectée ou confirmée
Analyse d’urine Protéinurie, densité urinaire Recherche de lésions rénales
Fond d’œil Détection de lésions ophtalmiques Vision altérée ou tension > 160 mmHg
Échographie cardiaque Évaluer les conséquences sur le cœur Signes cardiaques ou hypertension sévère

Important : un diagnostic précoce permet d’agir avant que les organes soient touchés de manière irréversible.

Quels sont les traitements possibles de l’hypertension chez le chat ?

hypertension du chat les traitements

Le traitement de l’hypertension féline repose sur deux axes majeurs :

  1. Faire baisser durablement la pression artérielle
  2. Traiter la cause sous-jacente si l’hypertension est secondaire

Dans tous les cas, il s’agit d’un traitement au long cours, avec un suivi régulier, souvent à vie.

1. Médicaments antihypertenseurs

L’Amlodipine est le traitement de référence chez le chat hypertendu.

  • C’est un inhibiteur calcique, qui agit sur les vaisseaux sanguins pour les dilater.
  • Il est généralement bien toléré, même chez les chats insuffisants rénaux.
  • Il commence à agir rapidement (en 4 à 7 jours).
  • Le vétérinaire ajuste la dose selon la réponse de l’animal.

Dans certains cas, d’autres médicaments peuvent être associés :

  • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) : en cas de protéinurie ou d’hypertension réfractaire (ex : bénazépril)
  • Béta-bloquants : plus rares, mais utiles si trouble cardiaque associé

Note : il ne faut jamais administrer de médicaments humains à un chat sans prescription vétérinaire certains peuvent être toxiques, voire mortels.

2. Prise en charge de la cause sous-jacente

Si l’hypertension est secondaire, il est essentiel de contrôler la pathologie responsable :

  • Maladie rénale chronique : mise en place d’une alimentation rénale, gestion de l’hydratation, traitements spécifiques si besoin
  • Hyperthyroïdie : traitement médical (méthimazole), chirurgie ou iode radioactif
  • Problème cardiaque : traitement adapté selon le type de cardiopathie
  • Tumeur surrénalienne : intervention chirurgicale si opérable

Le traitement de la cause peut, dans certains cas, réduire ou stabiliser la pression artérielle, voire permettre d’arrêter l’antihypertenseur.

3. Suivi vétérinaire régulier

Le suivi est essentiel pour :

  • Adapter le traitement
  • Vérifier l’absence d’effets secondaires (ex. : hypotension)
  • Suivre l’évolution de la maladie sous-jacente
  • Surveiller les organes cibles

Voici un tableau de suivi type :

Fréquence Contrôles effectués Objectif
1 semaine après début traitement Pression artérielle Évaluer l’efficacité initiale
1 mois Pression artérielle + bilan sanguin Stabilisation et effets secondaires
Tous les 3 à 6 mois Pression + fonction rénale + thyroïde Suivi de l’évolution globale

4. Autres mesures d’accompagnement

  • Limiter le stress : environnement calme, routine stable, enrichissement du territoire
  • Surveiller le poids : le surpoids est un facteur aggravant
  • Éviter les aliments trop riches en sel : certains aliments industriels ne sont pas adaptés
  • Favoriser l’hydratation : eau fraîche à volonté, fontaines, nourriture humide

Peut-on prévenir l’hypertension chez le chat ?

prévenir l'hypertension chez le chat

Oui, dans de nombreux cas, il est possible de prévenir ou retarder l’apparition de l’hypertension chez le chat, ou au minimum d’éviter qu’elle ne cause des dégâts irréversibles.

La clé réside dans une approche globale : suivi médical, mode de vie sain et vigilance dès l’âge mûr.

1. Dépistage régulier : la base de la prévention

L’erreur la plus fréquente ? Attendre l’apparition des symptômes. Comme tu l’as vu, ils sont souvent tardifs et irréversibles.

Le dépistage régulier permet de :

  • Détecter une hypertension débutante
  • Identifier les chats à risque (rénaux, hyperthyroïdiens, seniors…)
  • Éviter la cécité, les AVC félins ou les lésions cardiaques

Recommandations :

  • À partir de 7 ans : mesure de la tension 1 fois par an
  • À partir de 10 ans : contrôle tous les 6 mois
  • Maladie rénale ou thyroïdienne : contrôle à chaque visite

2. Une alimentation adaptée

Certains régimes alimentaires peuvent influencer la pression artérielle.

Conseils :

  • Éviter les aliments riches en sodium (sels minéraux)
  • Privilégier une alimentation de qualité vétérinaire, notamment pour chats seniors ou insuffisants rénaux
  • Encourager une hydratation suffisante : la nourriture humide ou mixte est une bonne option

À noter : des croquettes spéciales existent pour les chats souffrant d’hypertension ou de MRC (maladie rénale chronique), mais elles doivent être prescrites par un vétérinaire.

Une alimentation de qualité est essentielle pour soutenir la santé cardiovasculaire et rénale de ton chat. En particulier, les chats âgés ou malades doivent bénéficier de repas équilibrés, pauvres en sodium et riches en nutriments adaptés. Tu trouveras tous les conseils pour bien nourrir ton félin dans notre article : Que mange un chat ? Le guide complet

3. Maintien du poids idéal

Le surpoids est un facteur aggravant, favorisant les troubles métaboliques, rénaux et cardiaques.

Actions simples à mettre en place :

  • Peser régulièrement ton chat (tous les mois)
  • Fractionner les repas
  • Éviter les restes de table ou les friandises riches
  • Adapter les quantités à son âge et son activité

4. Gestion du stress

Le stress chronique peut contribuer à une élévation de la pression, surtout chez les chats anxieux ou sédentaires.

Astuces anti-stress :

  • Offrir un environnement stable et calme
  • Multiplier les cachettes et perchoirs
  • Utiliser des phéromones apaisantes (Feliway, etc.)
  • Jouer tous les jours, même 5 minutes, pour renforcer le lien

5. Adapter l’environnement du chat senior

Avec l’âge, le chat devient plus vulnérable. Tu peux l’aider en :

  • Faciliter l’accès à l’eau et à la nourriture
  • Installer des marches pour ses endroits favoris
  • Éviter les sources de bruit ou de stress inutile
  • Observer tout changement de comportement (même mineur)

Conseils pratiques pour les humains de chats

Quand on apprend que son chat est hypertendu ou qu’il risque de le devenir on peut se sentir un peu perdu. Entre les traitements, les contrôles et les habitudes à revoir, ce n’est pas toujours simple de savoir quoi faire concrètement à la maison.

Voici un ensemble de conseils simples, mais efficaces, à appliquer pour accompagner au mieux ton compagnon à moustaches.

1. Surveille les signes, même discrets

Un chat ne se plaint pas. Mais certains petits détails doivent attirer ton attention :

  • Il boit plus que d’habitude ?
  • Il urine souvent en dehors de la litière ?
  • Il se cogne aux meubles ?
  • Il semble désorienté, moins joueur ou irritable ?

Même si ça ne semble pas grave, note les changements et consulte si le doute persiste. Mieux vaut une fausse alerte qu’un retard de diagnostic.

2. Crée une routine de suivi à la maison

Voici un exemple de routine à mettre en place pour un chat à risque ou déjà diagnostiqué :

  • Pesée toutes les 2 à 4 semaines
  • Observation quotidienne des urines et de la consommation d’eau
  • Petite “fiche de santé” mensuelle pour suivre son état
  • Rendez-vous vétérinaire programmé à l’avance (tension, bilan)

Tu peux même utiliser un tableau imprimable ou une appli de suivi (comme Pawtrack, Cat Care, etc.).

3. Facilite la prise de médicament

Si ton chat a un traitement à vie (comme l’amlodipine), la régularité est essentielle.

Astuces :

  • Demande au vétérinaire si le médicament existe sous forme appétente
  • Cache la pilule dans une friandise ou un peu de pâtée (attention aux chats rusés)
  • Garde un ton neutre et calme à l’heure du médicament : pas d’association stressante

En cas de refus récurrent, tu peux demander un comprimé à écraser ou une forme liquide.

4. Aménage un environnement adapté

Un chat hypertendu ou âgé aura besoin de plus de confort et de sécurité :

  • Accès facile à la litière et à l’eau (évite les escaliers)
  • Points d’observation sécurisés (rebords larges, coussins)
  • Lumière douce la nuit (utile en cas de cécité partielle)
  • Absence de sources de stress (bruits forts, autres animaux agressifs)

5. Communique avec ton vétérinaire

Tu n’es pas seul dans la gestion de cette maladie. N’hésite jamais à poser des questions :

  • Que faire si ton chat refuse le traitement ?
  • À quoi ressemblerait une aggravation ?
  • Existe-t-il une alternative plus facile à administrer ?

Un bon suivi vétérinaire, c’est aussi une relation de confiance entre toi, ton chat… et le professionnel.

Conclusion

L’hypertension artérielle chez le chat est une maladie sérieuse, fréquente et souvent silencieuse. Elle peut toucher n’importe quel chat, mais elle est surtout redoutée chez les chats âgés ou souffrant d’autres pathologies comme la maladie rénale chronique ou l’hyperthyroïdie.

Le plus inquiétant, c’est qu’elle agit dans l’ombre, sans bruit, jusqu’au jour où les conséquences deviennent irréversibles : perte de la vue, troubles neurologiques, atteintes cardiaques ou rénales sévères…

Mais la bonne nouvelle, c’est que tu peux faire beaucoup pour protéger ton chat :

  • En faisant mesurer sa tension régulièrement, surtout après 7 ans
  • En observant le moindre petit changement de comportement
  • En lui offrant un cadre de vie stable, adapté et stimulant
  • En travaillant main dans la patte avec ton vétérinaire

Un chat hypertendu, bien suivi et bien soigné, peut vivre encore de longues années confortables et sereines.

FAQ – Hypertension artérielle chez le chat

Comment savoir si mon chat souffre d’hypertension ?

Les signes peuvent être subtils : perte soudaine de la vision, pupilles dilatées, fatigue, désorientation, soif excessive, ou encore un changement de comportement. Le seul moyen fiable est de mesurer la tension artérielle chez un vétérinaire à l’aide d’un tensiomètre adapté.

Quelle est la tension artérielle normale chez un chat ?

Chez le chat, la pression artérielle systolique normale se situe en dessous de 140 mmHg. Entre 140 et 159 mmHg, on parle de pré-hypertension. Au-delà de 160 mmHg, il s’agit d’une véritable hypertension, et au-dessus de 180 mmHg, des lésions aux organes sont probables.

Quels sont les traitements possibles ?

Le médicament le plus couramment utilisé est l’amlodipine, prescrit par le vétérinaire. En parallèle, il est essentiel de traiter la cause si elle est identifiée (comme une maladie rénale ou thyroïdienne). Un suivi vétérinaire régulier est indispensable pour ajuster le traitement.

Peut-on prévenir l’hypertension chez le chat ?

Oui, notamment en effectuant des contrôles réguliers chez le vétérinaire à partir de 7 ans, en maintenant un poids de forme, en favorisant une alimentation adaptée et en réduisant les sources de stress dans son environnement.

Mon chat est aveugle, est-ce lié à l’hypertension ?

C’est possible. L’hypertension peut provoquer un décollement de la rétine, entraînant une perte brutale de la vision. Il s’agit d’une urgence vétérinaire. Un traitement rapide peut parfois permettre une récupération partielle de la vue si les lésions ne sont pas trop avancées.

À partir de quel âge faut-il faire surveiller la tension de son chat ?

Dès l’âge de 7 ans, un contrôle annuel est recommandé. Pour les chats âgés de 10 ans et plus, ou atteints d’une maladie chronique, un suivi tous les 6 mois est conseillé.

A propos du Chat : Berlioz le chat

Je suis Berlioz, né le 29 mars 2021, au moment où les humains redécouvraient le papier toilette et les réunions Zoom. Autant dire que j’ai vu le jour dans un monde chelou. Du coup, j’ai gardé quelques principes : les gestes barrières sont sacrés, et les câlins non consentis, c’est non. Chat gris zébré de noir, yeux verts laser, je suis ce qu’on appelle un félin de caractère. Un peu philosophe, beaucoup geek, carrément charismatique. Entre deux parties de cache-cache avec Doudou Poisson, mon BFF officiel en peluche, j’ai décidé de poser mes coussinets sur un clavier et de créer ce site.