Tu vis avec un chat ? Alors il y a de grandes chances que les vers fassent partie de son quotidien… sans même que tu t’en rendes compte.

La vermifugation est pourtant l’un des gestes de santé les plus essentiels à connaître, mais aussi l’un des plus négligés. Pourquoi ? Parce que les parasites intestinaux sont invisibles, sournois, et qu’ils peuvent causer de vrais dégâts sans prévenir. Et oui, même chez les chats qui ne mettent jamais une patte dehors.

Dans cet article, je vais t’expliquer tout ce que tu dois savoir pour protéger efficacement ton chat : quels types de vers il peut attraper, quels traitements existent, à quelle fréquence les administrer, et même quelles solutions naturelles sont envisageables. Avec un objectif : que tu sois capable, à la fin de ta lecture, de prendre les meilleures décisions possibles pour la santé de ton compagnon à quatre pattes.

Table des matières

Pourquoi faut-il vermifuger son chat ?

pourquoi vermifuger son chat

Les différents types de vers intestinaux

Les chats peuvent être infestés par plusieurs types de parasites internes, et la majorité d’entre eux logent dans le système digestif. Les deux catégories les plus fréquentes sont les nématodes (vers ronds) et les cestodes (vers plats).

  1. Ascaris (Toxocara cati)
    Très fréquents chez les chatons. Ils ressemblent à des spaghettis et peuvent mesurer jusqu’à 10 cm. Leur présence peut entraîner des troubles digestifs, un pelage terne, voire un retard de croissance.
  2. Ankylostomes
    Moins visibles, ces vers ronds se fixent à la paroi de l’intestin et se nourrissent de sang. Ils provoquent de l’anémie et peuvent être dangereux, surtout chez les jeunes chats.
  3. Ténias (Dipylidium caninum)
    Ce sont des vers plats, souvent transmis par l’ingestion de puces. On les repère parfois sous forme de petits grains de riz dans les selles ou autour de l’anus.
  4. Strongyloïdes, trichures, capillaires, etc.
    Moins courants, mais parfois présents selon l’environnement et les conditions de vie.

Les vers peuvent aussi migrer dans d’autres organes (foie, poumons), rendant l’infestation encore plus complexe.

Symptômes courants d’une infestation

L’un des grands pièges des infestations parasitaires, c’est leur discrétion. La majorité des chats infestés ne montrent aucun signe visible… jusqu’à ce que les dégâts soient bien avancés. Voici tout de même les symptômes les plus fréquents :

  • Diarrhée ou selles molles
  • Ballonnements
  • Vomissements
  • Perte d’appétit ou, à l’inverse, appétit excessif
  • Poil terne, sec ou qui tombe
  • Fatigue, manque d’énergie
  • Retard de croissance chez le chaton
  • Présence de vers ou de segments dans les selles

Mais attention : un chat peut être infesté sans présenter aucun symptôme. C’est pourquoi la prévention est indispensable.

Les risques pour la santé du chat (et celle de l’humain)

Les vers ne sont pas juste désagréables ou sales. Ils représentent un véritable danger sanitaire, aussi bien pour le chat que pour son entourage.

Chez le chat, une infestation peut provoquer :

  • Des occlusions intestinales
  • Une anémie sévère
  • Des lésions internes
  • Un affaiblissement du système immunitaire

Et ce n’est pas tout : certains vers sont zoonotiques, c’est-à-dire qu’ils peuvent se transmettre à l’homme, en particulier aux enfants. Le toxocara cati, par exemple, peut provoquer une toxocarose humaine, une maladie sérieuse.

En résumé, vermifuger son chat, ce n’est pas seulement un geste de soin : c’est une mesure de protection globale, pour toute la famille.

Quels types de vermifuge pour chat existe-t-il ?

les types de vermifuge

Les vermifuges chimiques : comprimé, pipette, pâte

Les vermifuges chimiques restent la méthode la plus fiable et la plus utilisée pour éliminer efficacement les parasites internes. Il en existe plusieurs formes, avec des avantages et des inconvénients selon ton chat et ton aisance à lui administrer un traitement.

  1. Comprimés
    Les plus courants. Ils agissent rapidement et ciblent plusieurs types de vers à la fois. En revanche, faire avaler un comprimé à un chat peut parfois relever du parcours du combattant. Heureusement, certaines marques les aromatisent pour faciliter leur prise.
  2. Pipettes spot-on
    Appliquées sur la peau, généralement entre les omoplates. L’avantage, c’est que tu n’as pas besoin de forcer ton chat à avaler quoi que ce soit. L’inconvénient : certaines pipettes sont uniquement actives contre les vers externes (puces, tiques), pas les vers intestinaux. Il faut donc bien lire la notice.
  3. Pâtes orales
    Présentées en seringue avec un dosage précis. Utile chez les chatons ou les chats très petits. Facile à administrer si ton chat est coopératif.
  4. Solutions injectables (chez le vétérinaire)
    Dans certains cas graves ou complexes, le vétérinaire peut opter pour une injection. Ce n’est pas la méthode la plus fréquente mais elle reste une option professionnelle.

Vermifuge naturel : est-ce que ça fonctionne vraiment ?

C’est une question que beaucoup de propriétaires se posent, souvent dans l’idée d’opter pour une solution plus douce, plus respectueuse ou moins chimique. Et c’est compréhensible.

Voici quelques alternatives naturelles souvent citées :

  • Terre de diatomée alimentaire : un antiparasitaire naturel en poudre, qui agit mécaniquement sur les vers. Efficace en prévention légère mais pas validé scientifiquement pour une infestation réelle.
  • Graines de courge : contiennent de la cucurbitacine, supposée affaiblir les vers. À utiliser en complément d’une hygiène stricte, mais pas comme unique traitement.
  • Ail : parfois mentionné, mais toxique pour le chat à certaines doses. À éviter absolument.
  • Tisanes et décoctions de plantes (thym, armoise, clou de girofle) : effets antiparasitaires légers. Là encore, à considérer uniquement comme un appui, jamais comme solution unique.

La plupart de ces solutions naturelles manquent d’études sérieuses sur leur efficacité et leur innocuité. Les vétérinaires déconseillent de les utiliser comme traitement principal. En revanche, elles peuvent parfois être envisagées en prévention ponctuelle ou en soutien, si ton chat est fragile ou très sensible aux médicaments.

Mon avis personnel

Si tu m’avais demandé il y a quelques années, j’aurais juré que les traitements naturels suffisaient. J’avais moi-même tenté d’éviter les produits chimiques avec mon premier chat. Résultat : malgré l’apparente bonne santé de mon félin, une visite de routine chez le véto a révélé une infestation massive de vers plats. Aucun symptôme, juste un hasard. On a dû tout reprendre de zéro, avec un protocole beaucoup plus lourd que si j’avais simplement donné un vermifuge classique.

Depuis, je suis convaincu d’une chose : l’alternative naturelle, c’est bien, mais en complément, pas en remplacement. Le vermifuge chimique reste la seule garantie sérieuse pour garder un chat vraiment protégé.

À quelle fréquence vermifuger un chat ?

Chaton vs chat adulte : pas le même rythme

La fréquence de vermifugation dépend en grande partie de l’âge du chat. Un chaton n’a ni les mêmes défenses immunitaires, ni le même niveau d’exposition qu’un chat adulte.

  • Chatons (moins de 6 mois)
    Les chatons peuvent être infestés dès leur naissance, notamment par le lait maternel. Il est donc indispensable de les vermifuger très tôt, généralement :
    • à 2 semaines
    • puis toutes les 2 semaines jusqu’à 2 mois
    • ensuite tous les mois jusqu’à 6 mois
  • Chats adultes (plus de 6 mois)
    La fréquence dépendra du mode de vie :
    • Chat d’intérieur uniquement : tous les 6 mois (minimum)
    • Chat qui sort ou chasse : tous les 3 mois (idéalement tous les 2 mois s’il ramène souvent des proies)
    • Femelle gestante : à vermifuger avant l’accouplement, puis quelques jours avant la mise bas, sous contrôle vétérinaire

L’erreur la plus courante ? Ne plus vermifuger à l’âge adulte, en pensant que « le chat n’est plus à risque ». En réalité, le danger reste constant, notamment avec les puces ou la simple ingestion d’œufs présents sur les pattes, la nourriture ou les sols.

Profil du chat Fréquence recommandée
Chaton Toutes les 2 semaines jusqu’à 2 mois, puis 1 fois/mois jusqu’à 6 mois
Chat adulte d’intérieur 2 fois par an (minimum)
Chat adulte qui sort Tous les 3 mois (voire tous les 2 mois s’il chasse)
Femelle gestante Avant l’accouplement + quelques jours avant la mise bas (avec avis vétérinaire)

Chat d’intérieur vs chat qui sort

Beaucoup pensent qu’un chat qui ne sort pas n’a aucun risque. C’est faux. Même un chat d’intérieur peut être exposé à des parasites, notamment :

  • par des œufs de vers ramenés sous les chaussures
  • via des insectes contaminés dans l’environnement (mouches, puces)
  • en mangeant de la viande crue ou mal cuite
  • par contact avec d’autres animaux (même humains)

Cela dit, un chat qui sort ou chasse est logiquement beaucoup plus exposé. Il peut ingérer des rongeurs, des oiseaux, ou boire de l’eau souillée, autant de sources potentielles d’infestation.

Que dit le vétérinaire ? (Recommandations officielles)

Les recommandations vétérinaires en France (source : ESCCAP – European Scientific Counsel Companion Animal Parasites) sont les suivantes :

  • Minimum 4 fois par an pour un chat adulte
  • Plus si le chat est en contact fréquent avec des enfants ou des personnes immunodéprimées
  • Adapter le traitement au poids exact de l’animal pour éviter sous- ou surdosage
  • Varier les molécules utilisées pour éviter une accoutumance ou une inefficacité

En clair, un bon vermifuge, administré à la bonne fréquence, est un acte de prévention essentiel – autant pour ton chat que pour ton foyer.

Comment choisir le bon vermifuge ?

comment choisir le vermifuge

Lecture des étiquettes : attention aux substances actives

Tous les vermifuges ne se valent pas. Ce n’est pas parce qu’un produit est en vente libre en pharmacie ou en animalerie qu’il est forcément efficace contre les vers que ton chat peut attraper.

Avant d’acheter un vermifuge, prends le temps de vérifier deux choses :

  1. Les substances actives
    Un bon vermifuge doit couvrir les vers ronds (nématodes)etles vers plats (cestodes). Les molécules les plus fréquentes et reconnues sont :
    • Pyrantel : agit sur les ascaris et les ankylostomes
    • Praziquantel : très efficace contre les ténias
    • Milbémycine oxime : parfois ajoutée pour traiter les vers du cœur (plus rare chez le chat mais présent dans certaines zones)
    • Fenbendazole : utilisé pour les infestations plus spécifiques, parfois sur plusieurs jours
  2. La couverture spectre large vs ciblée
    Certains vermifuges ne ciblent qu’un seul type de vers. Résultat : si ton chat a des ténias et que tu utilises un produit contre les nématodes uniquement, tu passes à côté du problème.

Lire les notices (même les petits caractères) est donc essentiel, surtout si tu achètes en dehors d’une consultation vétérinaire.

Marque vétérinaire vs grande surface : faut-il payer plus cher ?

C’est souvent la question : est-ce qu’un produit vétérinaire à 20 € est vraiment plus efficace qu’un vermifuge vendu 8 € en pharmacie ou sur un site généraliste ?

La réponse est oui… et non.

Ce qui fait la différence, ce n’est pas forcément la marque, mais la formulation précise et l’adéquation avec la situation de ton chat.

  • En grande surface, tu trouveras souvent des produits à spectre réduit ou mal dosés
  • En pharmacie, certains produits vétérinaires sont disponibles sans ordonnance, mais il faut savoir lesquels choisir
  • Chez le vétérinaire, tu bénéficies d’un diagnostic personnalisé, d’un produit adapté au poids et parfois d’un traitement combiné (antipuce + vermifuge, par exemple)

Le coût réel d’un mauvais vermifuge, c’est le prix de ne pas avoir éliminé tous les parasites… et de devoir recommencer dans quelques semaines avec un chat affaibli.

Conseils pour bien administrer le traitement

Faire avaler un comprimé à un chat, c’est parfois digne d’un film d’action. Voici quelques astuces testées et approuvées pour t’éviter stress et griffures :

  1. Comprimé caché dans la nourriture
    Dans de la pâtée, du thon, une friandise molle. Attention : certains chats repèrent très vite la supercherie.
  2. Utiliser un lance-pilule
    Petit outil en plastique vendu en pharmacie, qui permet de placer le comprimé directement au fond de la gorge. Rapide et efficace si ton chat se laisse faire.
  3. Pipette spot-on
    Idéale si ton chat refuse catégoriquement les médicaments oraux. Applique bien le produit sur la peau et pas sur les poils.
  4. Soutien à deux
    N’hésite pas à demander à quelqu’un de t’aider à maintenir ton chat. Le faire seul peut être compliqué, surtout avec un chat nerveux.
  5. Récompense après
    Toujours. Ton chat n’aimera peut-être jamais le vermifuge, mais il peut apprendre à tolérer la routine s’il y a une friandise à la clé.

Alternatives naturelles : mythe ou réalité ?

De plus en plus de propriétaires cherchent à éviter les produits chimiques pour la santé de leur chat. C’est une démarche compréhensible, surtout quand on cherche à limiter les risques d’effets secondaires ou qu’on a un animal fragile. Mais dans le cas du vermifuge, la prudence est de mise : toutes les alternatives naturelles ne se valent pas, et certaines sont même dangereuses.

vermifuge alternative naturelle

Plantes et remèdes maison : que disent les études ?

De nombreux blogs et forums recommandent des remèdes « de grand-mère » ou des plantes censées éliminer les parasites intestinaux. Voici les plus souvent cités, avec un éclairage objectif sur leur efficacité :

  • La terre de diatomée alimentaire
    C’est une poudre constituée de micro-algues fossilisées, réputée pour « gratter » mécaniquement les vers dans l’intestin. Bien que populaire, aucune étude vétérinaire solide ne valide son efficacité réelle chez le chat. Elle peut aussi provoquer des irritations si elle est mal utilisée.
  • Les graines de courge
    Riches en cucurbitacine, une substance qui aurait une action paralysante sur certains vers. Leur efficacité reste faible, mais elles peuvent avoir un intérêt en complément, surtout chez le chaton. À utiliser broyées et mélangées à l’alimentation.
  • Le thym, l’armoise, le clou de girofle
    Ces plantes possèdent des propriétés antiparasitaires reconnues en phytothérapie humaine. Mais leur usage chez le chat reste délicat, car le dosage est difficile à ajuster et certaines peuvent être toxiques à forte dose.
  • L’ail
    Souvent recommandé dans les milieux naturels… mais très toxique pour le chat. Même à petites doses, il peut provoquer des lésions graves au foie et aux globules rouges. À éviter strictement.

En résumé : il existe des pistes intéressantes dans le monde végétal, mais aucune ne remplace l’action rapide et ciblée d’un vermifuge chimique. Le naturel ne doit pas rimer avec imprécision ou risque.

Les limites et dangers des solutions maison

Les principaux risques liés aux remèdes naturels mal maîtrisés :

  • Sous-dosage : inefficacité totale, les vers continuent de proliférer
  • Toxicité : certaines plantes sont dangereuses pour les chats, même en petite quantité
  • Fausse sécurité : on pense avoir traité le problème alors que l’infestation persiste
  • Délai d’action trop lent par rapport à l’évolution rapide de certains parasites

Il est essentiel de comprendre que les vers intestinaux peuvent provoquer de graves complications s’ils ne sont pas éliminés efficacement. Attendre qu’un traitement naturel « fasse effet » peut coûter cher à ton chat.

Ce que tu peux tester en complément (et pas en remplacement)

Il existe toutefois des gestes naturels et sûrs à intégrer dans une routine de prévention, en complément d’un vrai vermifuge :

  • Maintenir une bonne hygiène de l’environnement : litière changée souvent, gamelles propres, sol aspiré régulièrement.
  • Administrer des graines de courge une fois par semaine, en petite dose, pour aider à nettoyer l’intestin.
  • Renforcer l’immunité du chat avec une alimentation de qualité, riche en nutriments et faible en additifs.
  • Faire des analyses de selles régulières chez le vétérinaire pour éviter le traitement à l’aveugle.

Si tu es vraiment dans une démarche « naturopathique », l’idéal est de travailler avec un vétérinaire spécialisé en médecine intégrative. Lui seul pourra t’orienter vers un protocole sécurisé, éventuellement basé sur des plantes.

Effets secondaires et précautions

Vermifuger son chat est un acte essentiel pour sa santé, mais comme tout traitement, il peut entraîner certains effets indésirables. Ces réactions varient selon la sensibilité de chaque animal, le produit utilisé, et son état général au moment de l’administration.

Réactions possibles après la prise du vermifuge

La majorité des chats tolèrent très bien les vermifuges, surtout ceux prescrits par un vétérinaire. Néanmoins, certains effets secondaires bénins peuvent apparaître dans les heures qui suivent le traitement :

  • Légère fatigue ou abattement
    Le chat peut se montrer un peu plus calme ou somnolent. Cela dure en général moins de 24 heures.
  • Troubles digestifs légers
    Diarrhée passagère, vomissements isolés, selles plus molles ou légèrement odorantes. Le système digestif évacue parfois les parasites tués par le produit, ce qui peut entraîner une petite inflammation temporaire.
  • Modification de l’appétit
    Certains chats mangent moins juste après le traitement. Cela revient à la normale très rapidement.
  • Petites démangeaisons (si pipette)
    En cas d’application cutanée, le chat peut se gratter légèrement autour de la zone traitée.

Ces effets secondaires sont généralement sans gravité. Mais il est bon de les connaître pour ne pas paniquer inutilement.

Quand consulter un vétérinaire ?

Dans de rares cas, le vermifuge peut entraîner une réaction plus sévère. Il faut consulter rapidement si tu observes :

  • Vomissements répétés
  • Diarrhée persistante avec traces de sang
  • Comportement anormal prolongé (léthargie, apathie)
  • Difficultés respiratoires
  • Hypersalivation importante
  • Convulsions ou perte d’équilibre

Ces signes peuvent indiquer une intolérance aiguë au produit ou, plus rarement, un surdosage.

Que faire en cas de surdosage ?

Le surdosage est rare, mais il peut arriver, notamment si :

  • Tu donnes un comprimé non adapté au poids de ton chat
  • Tu utilises deux produits en même temps sans avis vétérinaire
  • Tu répètes le traitement à trop courte intervalle

Les conséquences peuvent aller d’une simple intoxication digestive à des troubles neurologiques plus graves. Si tu as un doute ou si tu penses avoir administré trop de vermifuge, contacte immédiatement ton vétérinaire. Il pourra te guider sur la marche à suivre ou administrer un traitement de soutien.

Astuce : pour éviter toute erreur, pèse ton chat avant chaque traitement. Même un écart de 1 ou 2 kilos peut faire la différence sur la dose à administrer.

Conclusion

Vermifuger son chat n’est pas une option. C’est un geste de prévention fondamental qui protège non seulement la santé de ton animal, mais aussi la tienne et celle de ton entourage.

Voici les points clés à retenir :

  • Tous les chats peuvent être infestés par des vers, même ceux qui ne sortent pas.
  • Les infestations passent souvent inaperçues, d’où l’importance d’un traitement régulier.
  • Il existe plusieurs formes de vermifuges : comprimés, pipettes, pâtes, chacune avec ses avantages.
  • Les solutions naturelles ne remplacent jamais un traitement vétérinaire mais peuvent être un complément utile.
  • Lis bien les notices, adapte toujours le dosage au poids du chat, et ne néglige pas les signes cliniques ou effets secondaires.
  • En cas de doute, ton vétérinaire reste ton meilleur allié.

Enfin, n’oublie pas que la vermifugation n’est qu’un élément de la routine santé globale de ton chat. C’est une habitude à intégrer dans son mode de vie, au même titre que l’alimentation, la vaccination ou la lutte contre les puces.

Si tu veux aller plus loin, je te recommande aussi la lecture de l’article : Comment bien nourrir son chat pour renforcer son immunité, une autre clé pour limiter les risques d’infestation.

1. À quelle fréquence faut-il vermifuger un chat adulte qui sort ?

2. Quels types de vers sont les plus fréquents chez les chats ?

3. Un chat d’intérieur peut-il attraper des vers ?

Foire aux questions

Puis-je vermifuger un chat sans ordonnance ?

Oui, plusieurs vermifuges sont disponibles sans ordonnance en pharmacie ou en ligne. Il s’agit de produits dits « de confort » qui couvrent généralement les parasites les plus courants comme les ascaris et les ténias. Attention cependant :
Ces produits sont parfois moins dosés ou à spectre réduit
Ils ne conviennent pas toujours à tous les profils (chaton, chatte gestante, chat malade)
Le risque d’erreur de dosage est plus élevé si tu choisis sans accompagnement
Donc oui, c’est possible, mais ce n’est pas toujours conseillé. L’idéal reste de valider le choix avec ton vétérinaire, même pour un produit en vente libre.

Que faire si mon chat refuse le comprimé ?

C’est une situation très fréquente. Certains chats sentent l’arnaque à dix mètres et ne se laissent pas avoir, même avec de la pâtée. Voici plusieurs solutions :
Utiliser une version aromatisée (au bœuf ou au poisson par exemple)
Cacher le comprimé dans une friandise molle, style « pâte à médicaments »
Écraser le comprimé et le mélanger à une petite portion de pâtée
Utiliser un lance-pilule, qui permet d’introduire rapidement le comprimé au fond de la gorge
Passer à une pipette spot-on, si ton chat est vraiment ingérable
Il ne faut jamais forcer brutalement ou administrer un comprimé cassé si ce n’est pas indiqué (certains sont à libération prolongée). Et surtout, ne saute pas la vermifugation sous prétexte que c’est compliqué : il existe toujours une alternative.

Est-ce que les vers sont visibles dans les selles ?

Pas toujours. En fait, dans la majorité des cas, les vers sont invisibles à l’œil nu. Tu peux parfois repérer :
Des segments blancs ressemblant à des grains de riz (ténias)
Des vers longs et fins ressemblant à des spaghettis (ascaris), dans les selles ou les vomissures
Des traces mucus ou sanglantes, indirectement liées à l’infestation
Mais attention : l’absence de vers visibles ne signifie pas absence d’infestation. Les œufs microscopiques, eux, passent totalement inaperçus. Seule une analyse de selles en laboratoire peut les détecter de manière fiable.

Mon chat ne sort jamais, dois-je quand même le vermifuger ?

Oui. Même les chats d’intérieur peuvent attraper des vers, par des œufs ramenés sur les chaussures, des puces, ou des aliments crus. Un traitement deux fois par an est recommandé, même pour un chat qui ne sort jamais.

Comment savoir si mon chat a des vers ?

Dans bien des cas, tu ne le sauras pas à l’œil nu. Les signes possibles : selles molles, ventre gonflé, poil terne, perte d’appétit, présence de petits segments blancs dans les selles. Une analyse de selles reste le moyen le plus fiable pour confirmer une infestation.

Est-ce dangereux de vermifuger un chat trop souvent ?

Oui, un surdosage peut provoquer des effets indésirables (diarrhée, vomissements, léthargie). Il faut toujours respecter les recommandations de fréquence et adapter la dose au poids exact de l’animal. Vermifuger « au cas où » tous les mois, sans raison, est déconseillé.

Est-ce que je peux combiner vermifuge et antipuce ?

Oui, certains produits combinés traitent les deux en même temps (pipettes spot-on ou comprimés polyvalents). Mais tous ne sont pas compatibles. Ne combine jamais deux traitements sans valider la compatibilité ou sans en parler au vétérinaire.

À partir de quel âge vermifuger un chaton ?

Dès l’âge de 2 semaines, puis toutes les deux semaines jusqu’à 2 mois. Ensuite, un traitement mensuel est recommandé jusqu’à ses 6 mois. C’est une étape essentielle pour éviter les retards de croissance et renforcer son système immunitaire.

Mon chat vomit après le vermifuge, que faire ?

Si c’est une seule fois et dans les heures suivant la prise, c’est souvent bénin. Si les vomissements persistent ou s’accompagnent d’autres symptômes, il faut consulter. Il est aussi possible que le produit ne soit pas bien toléré : le vétérinaire pourra adapter la formulation.

Peut-on vermifuger une chatte gestante ?

Oui, mais uniquement avec des produits spécialement formulés pour cette situation. Vermifuger une chatte gestante est important pour éviter la transmission de vers aux chatons. Attention : tous les vermifuges ne sont pas sans danger pour les femelles gestantes.

A propos du Chat : Berlioz le chat

Je suis Berlioz, né le 29 mars 2021, au moment où les humains redécouvraient le papier toilette et les réunions Zoom. Autant dire que j’ai vu le jour dans un monde chelou. Du coup, j’ai gardé quelques principes : les gestes barrières sont sacrés, et les câlins non consentis, c’est non. Chat gris zébré de noir, yeux verts laser, je suis ce qu’on appelle un félin de caractère. Un peu philosophe, beaucoup geek, carrément charismatique. Entre deux parties de cache-cache avec Doudou Poisson, mon BFF officiel en peluche, j’ai décidé de poser mes coussinets sur un clavier et de créer ce site.